
Théâtre Actuel Bruxelles présente
C.Rich-P.Santini & J. Rochefort dans
"La retraite de Russie"
De : William NICHOLSON
Adaptation : Gérald SIBLEYRAS
Mise en scène : John R. PEPPER
Assistante à la mise en scène : Fanette Barraya
Décor : Antoine Ranson/ Costumes : Pascale Bordet /Lumières et son : Patrick Boggero
Centre Culturel d’Uccle : les 27, 28 et 29 février 2008. 20h30
L’emmerdeuse, son mari et leur fils
Autant vous le dire tout de suite….Cette « Retraite de Russie » n’a rien d’une pièce historique….Edouard et Alice sont mariés depuis trente-trois ans et vivent à la campagne en Angleterre. Lui- Pierre Santini est prof d’histoire ; c’est un type accommodant, plutôt effacé, pas compliqué, qui aime son métier et les mots croisés et est, depuis peu, plongé dans la lecture de la retraite de Russie, la désastreuse invasion de Moscou par Napoléon. Elle- Catherine Rich est despotique, croyante, bourrée de principes, et auteur d’une anthologie sans fin de poésies à laquelle elle travaille depuis sa jeunesse. Elle est surtout à la limite de l’hystérie, tourmentée par les silences de son mari, son imprimante qui tombe en panne et …le célibat de son fils. Le fils, Jimmy, 32 ans, décide de venir passer le week-end à la campagne chez ses parents. Et c’est justement le moment choisi par Pierre pour lui annoncer qu’il a rencontré une autre femme….
Plus poignante que la formation du couple, sa désagrégation. Car il est bien là, le thème central de cette pièce. Après de nombreuses années de vie commune, un couple se sépare sous le regard navré de leur fils. Edouard annonce presque timidement à Jimmy la nouvelle : « Je vais partir. » Le fils s'en doutait. Dans ce couple, tout relève de la fatalité. Edouard est tombé amoureux d'une autre. « Ça m'a surpris moi aussi. La mère d'un gamin à l'école. II avait des problèmes. Je l'ai aidé et... ». Et avec cette autre femme, tout est simple. Il faut dire que cet homme s’est longtemps résigné. Par amour ou par lâcheté, un peu les deux, il a subi des décennies de harcèlement conjugal. D’ailleurs quand Edouard lit la retraite de Russie, c’est le désastre de sa propre vie qu’il y voit. Rappelons-nous de cet épisode historique, véritable condensé de toutes les souffrances humaines : 450.000 hommes à l’aller, 20.000 au retour. Tout est dit. Le mot « Berezina » est d’ailleurs resté dans le langage quotidien.
Durée du spectacle : 1h35
Centre Culturel d’Uccle : les 27, 28 et 29 février 2008. 20h30
Rue Rouge 47 à 1180 Bruxelles
Tél : 02 374 64 84
www.t-a-b.be ou www.ccu.be